L'offrande du mandala de l'univers est à la fois une pratique préliminaire prescrite par le Lama à ses disciples et un élément de la liturgie des cérémonies rituelles.
Le mandala symbolise la totalité de l'univers offert aux Trois Joyaux, aux Trois Racines, à l'ensemble des êtres. Sa forme s'inspire des données de la cosmologie archaïque traditionnelle, celle qu'expose en détail l'Avhidharma de Vasubandhu.
Sa base est en or, sur elle repose l'océan. Au centre s'élève le Mont Mérou, axe du monde, q'entoure quatre continents disposés par rapport aux quatre directions de l'espace ou points cardinaux. Le continent de l'Est est une lune en demi cercle ; le continent du Sud à la forme d'un trapèze, on le compare soit à un char soit à une omoplate ; le continent de l'Ouest est circulaire ; le continent du Nord est carré.
Chaque continent a deux satellites, à droite et à gauche, est fait d'une substance particulière : celui de l'Est en cristal blanc, celui du Sud en lapis-lazuli bleu, celui de l'Ouest en rubis rouge, celui du Nord en or jaune ou vert. L'océan se divise en quatre parties, dont chacune à la couleur du continent qui l'occupe. Le Mont Mérou est entouré de sept cercles de montagnes dorées, séparées par des océans intérieurs : il y a donc sept cercles concentriques.
Le sommet du Mont Mérou est le séjour des dieux. Ceux-ci se répartissent plusieurs niveaux, selon qu'ils appartiennent encore au monde du désir, au monde des formes, au monde sans forme.
Il faut se représenter, d'une manière concrète, le mandala et dans chacun de ses quartiers principaux, disposer des offrandes symboliques : à l'Est, une montagne de diamants, au Sud, l'arbre qui exauce tous les v½ux ; à l'Ouest, la vache qui donne continuellement du lait ; au Nord, les céréales qui poussent spontanément. Viennent ensuite le don des sept insignes de la royauté, du vase d'où sortent tous les trésors, des huit déesses dites « d'offrande » et dont les attributs respectifs sont la beauté de la forme, les parures de fleurs, la voix mélodieuse, la danse, le parfum d'encens, la lumière, etc. On offre encore le soleil, qui a la nature du cristal de feu, la lune, qui a la nature du cristal d'eau, le parasol, la bannière de la victoire.
Cette série d'offrandes peut être abrégée : l'essentiel est de concevoir que l'on a réuni sur le mandala tout ce qu'il y a de plus beau, de plus précieux, de plus agréable etc. On le multiplie des myriades de fois, à l'infini, pour l'offrir aux Trois Joyaux. Cette offrande mentale doit être sans attachement, sans avarice, sans réticence. En offrant ainsi mentalement, avec un esprit parfaitement concentré, des myriades de mandalas, on est censé réaliser une énorme accumulation de karma positif.
Un des exercices préliminaires conduisant à l'état mystique appelé Mahamoudra est la méditation sur le mandala d'offrande. Dans ce cas, un mandala dit de « réalisation » est placé sur l'autel : il comporte cinq tormas, gâteau de pâte modelée, ou à défaut de cinq tas de riz ou de farine. Ceux-ci représentent : au centre, le Lama ; devant lui, le Ydam, divinité protectrice choisie ; à sa droite, le Bouddha ; derrière lui, les livres du Dharma ; à sa gauche, le Sangha, la communauté.
On médite sur le mandala de réalisation, puis on conçoit, le mandala d'offrande proprement dit : réunion de dons symboliques faits mentalement, et l'on récite la prière suivante :
« Le sol est purifié d'eaux parfumées, jonché de fleurs.
Il est orné du Sumérou, le roi des montagnes,
Des quatre quartiers de l'univers, du soleil et de la lune.
Champs bénis de Bouddha, j'offre cela,
Pour que tous les êtres, ici et maintenant,
Parviennent à la félicité de la Terre Pure ».
Imaginant toute chose en son esprit sous forme de fleurs, de lumière etc., on fait le geste (moudra) d'offrande. Ceci accomplit une double accumulation de mérite et de connaissance.
On prie pour que l'effet bénéfique de ces offrandes favorise les états de méditation. Tous les êtres du mandala sont alors dissous en lumière et absorbés en soi par le pratiquant. Il faut réfléchir à l'ensemble du processus et le répéter bien des fois.
Le rite peut être simplifié, réduit à une série de gestes symboliques. C'est faire usage de ce que l'on appelle un Karmamandala. Devant un autel orné de luminaires et de bâtonnets d'encens, le pratiquant saisie une poignée de riz qu'il répartie en chacune de ses mains. Par la disposition qu'il donne a ses doigts, il est sensé figurer le mandala de l'univers avec en son centre le Mont Mérou ; Ce mandala et l'offrande de riz sont transformés par son imagination en un monde merveilleux et toute sortes d'objets brillants et précieux.
Il est dit que rien ne peut être offert de ses mains qui soit aussi méritoire que cette offrande du mandala. Cette offrande comprend la pratique des Six Perfections et a les mêmes résultats bénéfiques.
Les bénéfices illimités dont nous jouirons par l'offrande du mandala sont expliquer clairement ailleurs. Le Koutagara Soutra affirme que la simple composition d'un mandala de l'univers nous permet de maîtriser le véritable univers, y compris les quatre continents et les mondes des dieux. Le soutra veut dire que le simple fait d'asperger d'eau parfumée et d'offrir des fleurs amène une renaissance parmi les quatre types de dieux Maharadjakayika.
En résumé, les instructions sur la profonde Offrande du Mandala sont comprises dans les Pratiques Préliminaires parce qu'elles sont extrêmement utiles pour parfaire rapidement les accumulations de mérite.
Même si nous nous glorifions de notre générosité, nos (offrandes ordinaires sont par nature) limitées en nombre à cent, mille, dix mille, cent mille, etc. Quand on fait un cadeau en pensant de façon orgueilleuse « j'ai offert telle quantité », ou avec le désir de renaissance, notre cadeau est infecté par ces (pensées négatives). (Les offrandes ordinaires) ont tendance à nous donner des espoirs ou des anxiété sur le fait qu'elles plairont au Lama ou non. De plus, ceux qui reçoivent (de telles offrandes sont naturellement) limités à cent, mille etc.
L'Offrande du Mandala est l'offrande par excellence parce qu'elle inclus toutes les richesses de l'univers. Elle n'est pas susceptible d'être teintée par les pensées orgueilleuses puisqu'on pense : « j'offre un produit de l'esprit ». Elle n'inspire ni un espoir ni crainte de plaire (ni de déplaire) aux Trois Joyaux. Une personne qui (offre le mandala, et) visualise le réceptacle excellent des offrandes, les Sources de Refuge des dix directions et des quatre temps (le passé, le présent, l'avenir et l'intemporel), les vastes sphères, etc., ne peut s'empêcher d'acquérir les Deux Accumulations, par chaque pensée, chaque mot et chaque action. Efforçons-nous donc sincèrement d'agir de la sorte.
Construisons de nouveaux temples et symboles du corps, de la parole et de l'esprit du Bouddha. Réparons les anciens. Servons la Sangha. Si nous n'avons rien à offrir, balayons le temple, faisons des prosternations et des circumambulations en offrant des prières de louange.
Il est dit que visualiser le Bouddha en joignant les mains ou en jetant une fleur en l'air (comme offrande) accorde un mérite illimité. Pour cette raison, vous qui êtes le réceptacle de ce corps humain fortuné et privilégié, et non d'un corps animal inférieur qui ne peut distinguer les actes bénéfiques des actes nuisibles, qui ne peut réciter un seul « Mani », ni remplir d'obligation morale. Vous devez pratiquer le Dharma sans attendre. Ne laissez pas cette vie humaine se gaspiller ! Quelle que soit la manière dont vous le faites, il est très important de créer des tendances vertueuses de toutes sortes.
Le mandala symbolise la totalité de l'univers offert aux Trois Joyaux, aux Trois Racines, à l'ensemble des êtres. Sa forme s'inspire des données de la cosmologie archaïque traditionnelle, celle qu'expose en détail l'Avhidharma de Vasubandhu.
Sa base est en or, sur elle repose l'océan. Au centre s'élève le Mont Mérou, axe du monde, q'entoure quatre continents disposés par rapport aux quatre directions de l'espace ou points cardinaux. Le continent de l'Est est une lune en demi cercle ; le continent du Sud à la forme d'un trapèze, on le compare soit à un char soit à une omoplate ; le continent de l'Ouest est circulaire ; le continent du Nord est carré.
Chaque continent a deux satellites, à droite et à gauche, est fait d'une substance particulière : celui de l'Est en cristal blanc, celui du Sud en lapis-lazuli bleu, celui de l'Ouest en rubis rouge, celui du Nord en or jaune ou vert. L'océan se divise en quatre parties, dont chacune à la couleur du continent qui l'occupe. Le Mont Mérou est entouré de sept cercles de montagnes dorées, séparées par des océans intérieurs : il y a donc sept cercles concentriques.
Le sommet du Mont Mérou est le séjour des dieux. Ceux-ci se répartissent plusieurs niveaux, selon qu'ils appartiennent encore au monde du désir, au monde des formes, au monde sans forme.
Il faut se représenter, d'une manière concrète, le mandala et dans chacun de ses quartiers principaux, disposer des offrandes symboliques : à l'Est, une montagne de diamants, au Sud, l'arbre qui exauce tous les v½ux ; à l'Ouest, la vache qui donne continuellement du lait ; au Nord, les céréales qui poussent spontanément. Viennent ensuite le don des sept insignes de la royauté, du vase d'où sortent tous les trésors, des huit déesses dites « d'offrande » et dont les attributs respectifs sont la beauté de la forme, les parures de fleurs, la voix mélodieuse, la danse, le parfum d'encens, la lumière, etc. On offre encore le soleil, qui a la nature du cristal de feu, la lune, qui a la nature du cristal d'eau, le parasol, la bannière de la victoire.
Cette série d'offrandes peut être abrégée : l'essentiel est de concevoir que l'on a réuni sur le mandala tout ce qu'il y a de plus beau, de plus précieux, de plus agréable etc. On le multiplie des myriades de fois, à l'infini, pour l'offrir aux Trois Joyaux. Cette offrande mentale doit être sans attachement, sans avarice, sans réticence. En offrant ainsi mentalement, avec un esprit parfaitement concentré, des myriades de mandalas, on est censé réaliser une énorme accumulation de karma positif.
Un des exercices préliminaires conduisant à l'état mystique appelé Mahamoudra est la méditation sur le mandala d'offrande. Dans ce cas, un mandala dit de « réalisation » est placé sur l'autel : il comporte cinq tormas, gâteau de pâte modelée, ou à défaut de cinq tas de riz ou de farine. Ceux-ci représentent : au centre, le Lama ; devant lui, le Ydam, divinité protectrice choisie ; à sa droite, le Bouddha ; derrière lui, les livres du Dharma ; à sa gauche, le Sangha, la communauté.
On médite sur le mandala de réalisation, puis on conçoit, le mandala d'offrande proprement dit : réunion de dons symboliques faits mentalement, et l'on récite la prière suivante :
« Le sol est purifié d'eaux parfumées, jonché de fleurs.
Il est orné du Sumérou, le roi des montagnes,
Des quatre quartiers de l'univers, du soleil et de la lune.
Champs bénis de Bouddha, j'offre cela,
Pour que tous les êtres, ici et maintenant,
Parviennent à la félicité de la Terre Pure ».
Imaginant toute chose en son esprit sous forme de fleurs, de lumière etc., on fait le geste (moudra) d'offrande. Ceci accomplit une double accumulation de mérite et de connaissance.
On prie pour que l'effet bénéfique de ces offrandes favorise les états de méditation. Tous les êtres du mandala sont alors dissous en lumière et absorbés en soi par le pratiquant. Il faut réfléchir à l'ensemble du processus et le répéter bien des fois.
Le rite peut être simplifié, réduit à une série de gestes symboliques. C'est faire usage de ce que l'on appelle un Karmamandala. Devant un autel orné de luminaires et de bâtonnets d'encens, le pratiquant saisie une poignée de riz qu'il répartie en chacune de ses mains. Par la disposition qu'il donne a ses doigts, il est sensé figurer le mandala de l'univers avec en son centre le Mont Mérou ; Ce mandala et l'offrande de riz sont transformés par son imagination en un monde merveilleux et toute sortes d'objets brillants et précieux.
Il est dit que rien ne peut être offert de ses mains qui soit aussi méritoire que cette offrande du mandala. Cette offrande comprend la pratique des Six Perfections et a les mêmes résultats bénéfiques.
Les bénéfices illimités dont nous jouirons par l'offrande du mandala sont expliquer clairement ailleurs. Le Koutagara Soutra affirme que la simple composition d'un mandala de l'univers nous permet de maîtriser le véritable univers, y compris les quatre continents et les mondes des dieux. Le soutra veut dire que le simple fait d'asperger d'eau parfumée et d'offrir des fleurs amène une renaissance parmi les quatre types de dieux Maharadjakayika.
En résumé, les instructions sur la profonde Offrande du Mandala sont comprises dans les Pratiques Préliminaires parce qu'elles sont extrêmement utiles pour parfaire rapidement les accumulations de mérite.
Même si nous nous glorifions de notre générosité, nos (offrandes ordinaires sont par nature) limitées en nombre à cent, mille, dix mille, cent mille, etc. Quand on fait un cadeau en pensant de façon orgueilleuse « j'ai offert telle quantité », ou avec le désir de renaissance, notre cadeau est infecté par ces (pensées négatives). (Les offrandes ordinaires) ont tendance à nous donner des espoirs ou des anxiété sur le fait qu'elles plairont au Lama ou non. De plus, ceux qui reçoivent (de telles offrandes sont naturellement) limités à cent, mille etc.
L'Offrande du Mandala est l'offrande par excellence parce qu'elle inclus toutes les richesses de l'univers. Elle n'est pas susceptible d'être teintée par les pensées orgueilleuses puisqu'on pense : « j'offre un produit de l'esprit ». Elle n'inspire ni un espoir ni crainte de plaire (ni de déplaire) aux Trois Joyaux. Une personne qui (offre le mandala, et) visualise le réceptacle excellent des offrandes, les Sources de Refuge des dix directions et des quatre temps (le passé, le présent, l'avenir et l'intemporel), les vastes sphères, etc., ne peut s'empêcher d'acquérir les Deux Accumulations, par chaque pensée, chaque mot et chaque action. Efforçons-nous donc sincèrement d'agir de la sorte.
Construisons de nouveaux temples et symboles du corps, de la parole et de l'esprit du Bouddha. Réparons les anciens. Servons la Sangha. Si nous n'avons rien à offrir, balayons le temple, faisons des prosternations et des circumambulations en offrant des prières de louange.
Il est dit que visualiser le Bouddha en joignant les mains ou en jetant une fleur en l'air (comme offrande) accorde un mérite illimité. Pour cette raison, vous qui êtes le réceptacle de ce corps humain fortuné et privilégié, et non d'un corps animal inférieur qui ne peut distinguer les actes bénéfiques des actes nuisibles, qui ne peut réciter un seul « Mani », ni remplir d'obligation morale. Vous devez pratiquer le Dharma sans attendre. Ne laissez pas cette vie humaine se gaspiller ! Quelle que soit la manière dont vous le faites, il est très important de créer des tendances vertueuses de toutes sortes.

